Travaux artistiques d'IanE Sirota

Accueil

Une heure de moins n’y fera rien

Le premier billet publié cette année flotte à la surface de ma mémoire. Et un terme tourne dans ma tête dans les mêmes eaux : nécropolitique. D’après wikipédia, c’est :

un néologisme créé par le théoricien du post-colonialisme, politologue et historien camerounais Achille Mbembe. Il fait l’hypothèse que l’expression ultime de la souveraineté réside dans le pouvoir social et politique de décider qui pourra vivre et qui doit mourir.

(suite…)


Hibernation fébrile

Le chantier a grandement ralenti car les températures ne sont plus assez clémentes pour qu’on y passe suffisamment de temps pour voir les choses avancer.

Si la démolition du mur n’est pas plus difficile que le démontage du plancher évoqué le mois dernier, alentour des difficultés se sont fait jour, telles des fuites au niveau de la toiture qu’on croyait saine à cet endroit. Une autre raison de voir les choses ralentir, la nécessité de prendre le temps de trouver des professionnels pour intervenir sur les éléments qui nous dépassent techniquement, et essayer de décanter le stress correspondant sur le moment comme dans le calendrier qui ne cesse de rebondir. (suite…)


Jachère laborieuse

Les émotions liées à Sortir de l’Hétérosexualité, l’événement organisé par le collectif Des Sexes et des « Femmes », ne sont pas encore digérées. J’espère que l’incorporation durera encore longtemps, j’ai envie de me sentir nourriE, pousséE pour les mois à venir. Car même si quelques pistes d’expositions me semblent accessibles, telle une nouvelle participation à L’art à petits prix à la Médiathèque-artothèque Boris Vian, du 3 au 14/12/2019, des activités bien moins publiques réclament un énorme investissement en temps, en énergies et une charge mentale indéniable. J’ai pris l’invitation renouvelée des médiathécaires comme une occasion de commencer le tri dans l’atelier. Ce sont près de 150 pièces qui seront présentées à partir de 10€ (voire moins en fait si vous avez envie de constituer un multiple). Tirages de lecture, tirages d’expositions, parfois de grands formats, issus de 4 séries différentes (Castagne, Glassage, Grilles… et fouillis végétal et Corpays et il y aura peut-être autant de choix chez les collègues participantEs. (suite…)


From Austin to Paris

Quelques images choisies de Gender Unbound sont sorties rapidement après la fin du festival :

(suite…)


La rentrée se prépare

Pendant que l’exposition au vieux château de Montbron se poursuit, malgré les efforts consentis sur le travail administratif, je sais maintenant que je ne disposerai pas de plein droit de mon nouveau lieu de stockage lorsqu’il faudra décrocher le 26 août. En effet, il y a quelques mois déjà, j’ai intitulé un article Un foyer en mouvement. Ce titre pouvait faire sens vis à vis de ce que j’y annonçais, il fait d’autant plus sens pour ce que je n’y dévoilais pas : un projet de déménagement. Et c’est en Charente Maritime que j’installerai mon atelier au fil des années à venir, le lieu où nous allons nous établir réclame une lourde rénovation je ne pourrai donc y travailler confortablement de sitôt, ce qui ne me changera pas beaucoup de la situation actuelle. (suite…)


(fin de) convalescence

Mardi dernier, mon éditrice m’a conduitE à Millau pour participer à l’enregistrement des Cyprinettes, l’émission féministe de Radio Larzac. La diffusion aura lieu jeudi 28 à 19h, rediffusion le lundi suivant à 10h et le son sera disponible sur le site de la radio dans la foulée. J’y étais invitéE pour parler de Foyer.

Je n’ai pas pu y aller seulE car la veille, j’ai été victime d’un petit accident de la circulation rendant l’usage de la pédale de gauche particulièrement douloureuse. Plus de peur que de mal compte tenu du poids du véhicule qui est passé sur mon pied. J’en suis donc revenuE à un repos quasi complet, y compris pour mes membres supérieurs, pendant quelques jours. Et ce fût bien utile pour parfaire la cicatrisation de la dernière zone nécessitant un pansement. Je devrais être libéréE des sparadraps d’ici la fin de la semaine. De là, j’aurai 4 semaines pour produire une nouvelle proposition à l’attention de l’équipe de Gender Unbound qui avait retenu une sélection issue de la série Corpays avant qu’elle compte près de 50 montages. (suite…)


Une réédition et des inédits

Avec un peu de retard, le n°5 de GLAD!, revue sur le langage, le genre, les sexualités, est sorti ces dernières semaines. Je suis honoréE de figurer au sommaire, et peut-être en particulier au côté du collectif RER Q. J’espère que cette réédition de ma première nouvelle publiée est de bon augure pour la période d’écriture qui approche.

(suite…)


Une nouvelle année, de grands projets

J’ai laissé filer le dernier lundi du mois de décembre. C’est le jour auquel j’ai essayé de me tenir lorsque j’ai ralenti ma fréquence de publication à une seule fois par mois. Le temps s’est encore écoulé depuis. Faire le bilan de l’année 2018 n’a pas été facile. Sur le plan comptable, cela a été très rapide, beaucoup trop, ce qui n’est pas étranger au manque d’entrain dans ce processus.

Certaines décisions, certains changements, demandent de longs temps de réflexion, et de mise en œuvre. Je ne savais pas ce qui était en gestation au début de l’année qui s’est achevée et j’ignore si mon second projet aboutira avant la fin 2019. Accepter la quantité d’énergie mobilisée par ce processus n’a pas toujours été évident, et je ne me sens pas tout à fait tranquille à l’idée que cet aspect persiste encore lui aussi.

Malgré la relative lenteur qui s’en suit de nouveaux rendez-vous se préparent. À commencer dès ce vendredi à Millau avec les Petites Perspectives Illustrées pour parler de Foyer. (suite…)


Un vernissage pour les premières neiges ou inversement

Après 7h30 de trajet au lieu de 5, l’accrochage a pu commencer.

Il s’est interrompu précipitamment en fin d’après-midi devant la neige qui recommençait à tenir sur les routes qui nous séparaient encore de l’appartement des amiEs qui nous hébergent dans la région.

Le travail reprendra dans la matinée, l’exposition sera prête à l’ouverture de la médiathèque à 14h, comme le sera le buffet pour le vernissage à 18h, rendez-vous ce soir ! (suite…)


Cycles

Le mois de juin qui vient de s’achever a été marqué par de nombreux événements me laissant dans un certain désordre émotionnel.

 

En juin 2017 paraissait Foyer :

(suite…)


Accélération printanière

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, je reste tout de même une nouvelle fois sur les rotules.

Il y a une quinzaine de jours, j’étais donc au Pavillon des Canaux pour Paris is Reading :

(suite…)


Derniers jours !

C’est la dernière semaine pour voir Corpays à la librairie Violette and Co dans le XIe à Paris. Et si un tirage vous intéresse, il est encore temps de vous rapprocher des libraires afin que je puisse commander des tirages tous frais. Je suis très heureuseux que cette série ait été le décor des nombreuses rencontres littéraires qui ont eu lieu ce mois-ci, quels qu’aient été les aléas liés à la forte affluence parfois. Je préfère de loin qu’elles soient exposées (dans les différents sens du termes), plutôt que remisées. Et même si une prochaine sortie leur est promise au printemps, je suis un peu triste à l’idée de les ranger dans quelques jours. (suite…)


Corpays à Paris

Merci encore à la librairie Violette and Co d’avoir ouvert ses portes à Corpays. Merci à Christine de tout le soin qu’elle a apporté à l’éclairage. Merci à toustes ceulles qui ont fait le déplacement pour le vernissage, c’était un beau moment. Un moment si animé que ni mon éditrice ni moi n’avons eu le temps de capter quelque image de la petite foule qui s’est renouvelée au cours de la soirée.

(suite…)


Vœux de saison

L’hiver est propice aux bilans et aux projections. Si 2017 n’est pas encore digéré, je choisis de croire que j’ai commencé l’année du bon pied, et je vous le souhaite aussi.

Puisse 2018 vous réserver éblouissements et émerveillements. (suite…)


Caramels, bonbons et chocolats…

Outre que les sucreries soient de saison, après la critique sur Biblioqueer, évoquée la dernière fois, d’autres messages flatteurs sont apparus sans pour autant être liés, et ça fait plaisir !

Avant d’essayer de me laisser aller à la trêve de fin d’année, j’ai préparé de nouveaux fichiers pour avoir quelques tirages inédits de la série Corpays en prévision de la première exposition de l’année 2018. La page dédiée à Corpays a connu une petite mise en page au passage. (suite…)


Cheap arty gifts

Samedi s’achevait l’exposition de Corpays à la Médiathèque de Bédarieux. Avant le décrochage a eu lieu le temps fort de cette quinzaine : une rencontre autour de Foyer. J’ai été très émuE de découvrir mon roman plastifié et portant code barre et référencement pour son classement. (suite…)


Sursaut presqu’hivernal

Un (seul) jour de retard pour cet article. J’ai attendu d’avoir accroché l’exposition qui ouvrait aujourd’hui pour le rédiger :

21 images issues de la série Corpays ont ainsi trouvé place à quelques centaines de mètres de mon atelier. Pouvoir aller à pied sur le lieu d’exposition m’a semblé délectable après la fatigue des derniers voyages.

En rentrant de la médiathèque de Bédarieux, j’ai découvert un message de celle de Persan accompagné de l’affiche que voici : (suite…)


Au bout de trois…

Ce n’est pas la première fois que la quinzaine annoncée s’étire étrangement. Lundi dernier, j’ai mis en ligne de nouvelles photos (à retrouver au bas de cet article), mais n’ai rien trouvé à écrire pour les accompagner. Après la densité des festivals successifs, il me semblait avoir bien peu à raconter. J’avais déjà annoncé l’exposition qui ouvrira le 14 novembre à la médiathèque de Bédarieux, et l’affiche n’était pas encore sortie. C’est chose faite aujourd’hui, et cela fait quelque jours que l’événement de clôture de l’expo figure sur le site internet de la médiathèque : (suite…)


Week-end à Rome

Avant de prendre la route vers l’Italie, j’ai eu la chance d’assister à une avant première d’Ouvrir la voix en présence d’Amandine Gay. Après avoir soutenu le film lors de la campagne de sociofinancement et cliqué avec avidité sur tous les liens vers les scènes coupées qui ne font pas partie du long métrage, le découvrir enfin était très émouvant.

Je suis d’autant plus attachéE à soutenir le film et participer au bras de fer (nom de la boîte de distribution montée pour diffuser le film) que malgré une belle couverture presse, des journalistes ont fait montre de toute leur condescendance à l’égard de la réalisatrice.

L’autre symptôme douloureux du moment, en terme de place des femmes noires dans la production cinématographique, est la sortie sur Netflix d’un documentaire autour de Marsha P. Johnson. J’avais vu cet événement annoncé il y a quelques temps et avais fait le lien avec un projet dont j’avais vu la prometteuse bande annonce il y a quelque deux ans. Malheureusement, les deux films n’ont rien et tout avoir l’un avec l’autre. Le réalisateur qui a trouvé fonds et distribution d’ampleur a utilisé les recherches et les arguments de l’équipe à l’origine d’Happy birthday, Marsha ! pour son propre compte sans aucun égard pour celles qui avaient fourni le travail de fond. Pour en savoir plus long en anglais, vous pouvez lire Reina Gossett sur Instagram. (suite…)


Transports et retards

Voilà bientôt une semaine que je suis rentréE de Tunis après la fin de la troisième édition de Chouftouhonna. Je ne suis pas encore remisE. Entre la nouvelle lune et l’équinoxe, je repense aux hospices du début du festival :

(suite…)


Comme une rentrée

Les vacancières sont parties, la nuit tombe de plus en plus tôt… Mais il fait encore très chaud, et ce sera le cas aussi la semaine prochaine pour la troisième édition de Chouftouhonna, festival d’art féministe de Tunis ! J’y serai avec un tirage inédit issu de la série Corpays.

Je n’ai pas attendu d’en revenir pour reprendre mon démarchage de lieux d’exposition. Voilà plusieurs jours que je travaille sur un dossier pour une résidence dans le but de mener à nouveau Des corps en ces lieux dans une capitale européenne. A chaque heure de plus que j’y passe, je me pose la question de la vacuité de mes efforts. Restera au moins la formalisation à laquelle cela me pousse. Et peut-être l’amertume d’avoir à nouveau cédé en envoyant quelques euros aux organisateurices, que mon projet soit retenu ou non. Je cherche ma tranquillité d’esprit en pensant aux autres lieux et occasions dont je me suis détournéE en envoyant la charte de l’économie solidaire de l’art plutôt qu’une candidature.

Après ce logo solaire, je partage la galerie de photos ajoutées à la rubrique Noir et Ciel : (suite…)


Les vacances des autres

Ce lundi matin, jour de marché dans la petite ville que j’habite, le bruit de la circulation emplit l’espace. Les moments de calme complet sont plus rares les autres jours aussi. L’agitation liée à l’affluence est arrivée jusque dans ma maison. Ici, les présences sont choisies et chéries, je prends très au sérieux mon rôle de guide touristique. J’ai ainsi délaissé l’atelier et les pistes qui ont émergé dans la frénésie des derniers préparatifs de l’exposition de juillet. Cette dernière n’avait pas pas fini de faire son effet : une nouvelle pièce va entrer en collection privée : (suite…)


Je l’annonçais de façon évasive dans mon dernier article, le site des Éditions Pousse-pied a vu le jour, après une nuit d’insomnie. Beaucoup d’énergie a convergé autour de la sortie de Foyer et de l’événement organisé pour son lancement à la librairie Joie de Connaître à Bédarieux.

(suite…)


Eclosions

La préparation de la sortie du livre se poursuit : j’espère voir diffusés les éléments de communication prochainement. La couverture partagée dans le dernier article a connu de discrètes modifications. On est entré dans la phase où la relecture se fait sur papier. Autant je trépigne pour la diffusion, autant j’ai du mal à me mettre aux finitions. J’ai envie de continuer à travailler à ce que le livre soit lu, je me sens bien dans cet élan. Parachever le texte n’entre pas tout à fait dans cette dynamique pour l’instant, le point final ne m’attire pas. On a pu faire et refaire ce constat au gré de différentes étapes, et cela perdure malgré son aspect irrationnel de plus en plus évident. (suite…)