Travaux artistiques d'IanE Sirota

Crue-l-le

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Aujourd’hui a lieu une cérémonie à la mémoire d’unE activiste que j’aimais. Nila fait partie des personnes qui m’ont permis d’entamer l’ambitieux projet qui m’occupe tant depuis plus d’un an. Faisant à la fois apparaître la chose nécessaire, bien sûr, mais aussi possible, malgré l’adversité que nous connaissons. Je partage les sentiments exprimés dans l’hommage qui lui est fait par Bi’s of Colour.

Traduction d’un extrait :

Nous sommes toustes attristéEs, non seulement par sa mort, mais par la façon dont iel a été maltraitéE par des personnes et des organisations qui étaient censées aider les handicapéEs, queer non blancHEs. Nous sommes en colère que Nila soit encore un nouvel exemple de comment une société patriarcale, suprémaciste blanche traite les plus vulnérables, et comment il faut supplier et plaider pendant des années avant de recevoir l’aide la plus élémentaire. Nous sommes fatiguéEs de voir les personnes biE, trans, queer et handicapées noires et non blanches avoir à rappeler que nous existons, que l’aide dont nous avons besoin ne va pas être la même que les autres, et que nous méritons de vivre simplement une vie de paix.

[Nous] avons tant perdu avec la mort de Nila – unE activiste aux ressources inépuisables, unE humainE pleinE de compassion, et unE amiE qui était toujours là pour nous, même quand iel avait beaucoup de soucis à gérer iel-même.

Tu nous manqueras amiE/camarade

Et pour ne pas me laisser abattre plus longtemps par la nouvelle et d’une certaine façon en sa mémoire, je m’engage ici dans une étape trop longtemps repoussée concernant : parler ouvertement du projet auquel je l’imaginais prendre part.

Parmi les espaces qui sont en cours de rénovation, il y a une salle d’exposition d’environ 48m2 assortie d’un hall de 18m2 le tout de plain pied, avec une salle d’eau PMR attenante, un accès indépendant et une sortie de secours, ainsi que la possibilité de célébrer l’ouverture des expositions jusque dans un jardin.

Mon vœux est que ce lieu soit dédié aux artistes dont les travaux sont encore trop souvent invisibilisés/minorés/ridiculisés parce que remettant en question l’ordre établi, celui-là même qui a tant compliqué la vie de Nila et qui n’a pas fini de nous empoisonner. Pour ce faire, j’ai commencé à rédiger des statuts associatifs collégiaux prévoyant que les membres décisionnaires soient les artistes elleux-mêmes. Veiller dès ce premier document à choisir des modalités qui nous aiderons à animer le lieu et le collectif d’une façon à ce qu’il soient pour nous des espaces de ressourcement me semble incontournable.

Si vous voulez prendre part à l’écriture du texte fondateur et/ou faire partie des membres de la première heure, n’hésitez pas à prendre contact : ian.sirota « at » protonmail.com

Today, accross the chanel, people are gathering in the memory of someone I loved. Nila fueled me in the process I’m consuming myself with for over a year. They are among the people for whom it’s so necessary, and at the same time enabled me to consider it possible despite the adversity. I share the feeling expressed by Bi’s of Colour in their post :

We are all saddened not only by their death, but by the way they were mistreated by people and organisations that were supposed to help disabled, queer People of Colour. We are angry that Nila is yet another example of how a patriarchal, white supremacist society treats the most vulnerable, and how we have to beg and plead for years before we receive the most basic of help. We are tired of seeing bi, trans, queer and disabled Black people and People of Colour having to remind others that we exist; that the help we need isn’t going to be the same as everyone else, and that we are worthy of simply living a life of peace.

Bisexuals of Colour have lost so much with Nila’s death – an activist powerhouse, a compassionate human, and a friend who was there for us, even when they had a lot of issues to contend with themselves.

We will miss you, mate.

I imagined Nila enjoying the local warmth and their fancy walking stick was on my mind when I was conceiving the pathways to/in my new place. It’s not just about my home, it’s also about the gallery we’re building. 48m2plus a 18m2 hallway from the garden where we could gather for openings.

I wish it to be a tool amplifying the unheard voices, showing works of artists who still face invisibilisation or ridicule for challenging the current social order. To do saw, I started working on statutes for a non-profit organisation with artists as voting members. Considering the violence we’re still facing and how we tend to carry it with us in spaces of care, naming the tools we might use in our work together to avoid getting drained, for instance, seems more than relevant.

If you want to participate in editing the founding text and/or be a founding member, get in touch with me : ian.sirota « at » protonmail.com

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