Travaux artistiques d'IanE Sirota

Dérisoire et nécessaire

La fin du mois a ressemblé au début d’une certaine façon. une petite semaine très dense en travaux, des efforts physiques intenses, puis des retrouvailles.

D’abord beaucoup d’énergie mobilisée pour que notre ancienne adresse fasse un bel écrin pour y exposer des œuvres plutôt récentes finalement. Les murs étaient rendaient tellement mieux qu’avant que je n’ai pas eu envie d’y accrocher des choses que je n’ai plus envie de montrer aujourd’hui.

C’était émouvant de voir le lieu prendre des atours « finis ». D’y accrocher mon travail et de recevoir des personnes plus ou moins proches dans ce contexte. Et malgré l’épuisement familier (celui qui m’a fait renoncer aux expositions trop courtes pour se remettre de l’accrochage avant d’en passer par le décrochage), cela m’a donné envie de recommencer. Cela a ravivé des rêves de jeunesses. Un rêve en particulier pour lequel notre nouvelle adresse offre un décor plus adapté.

Au lendemain de l’événement, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire des pièces restées remisées alors que je n’avais plus de projet les concernant, et donc pas grand intérêt à les déménager. Aujourd’hui, il en est autrement.

Précédemment, j’ai rendu compte, ici, du chantier qui a concerné l’espace qui accueillera mon bureau. Cette pièce sera aussi une entrée qui desservira une galerie, et mon atelier en mezzanine.

Le démontage du plancher a commencé il y a de nombreux mois, comme on peut le deviner aux vêtements que je porte dans la première photo. Une bonne partie des planches a trouvé un nouvel usage dans ou autour de la maison. Les chevrons qui servaient de lambourdes ont quitté leur place plus récemment, rejoignant au sol les bois récupérés des anciennes toitures et qui ont encombré mon futur bureau quelques mois durant. Un perçage pratiqué dans le mur qui sépare les deux espaces évoque l’ouverture à créer pour permettre une véritable circulation. Il a permis de déplacer rapidement les demis-chevrons, nous évitant d’avoir à faire le tour des bâtiments.

Mi-juillet, le bureau a connu un nouvel envahissement :

Ces gravats, provenant de la création d’une ouverture, ont été évacués en même temps que de nombreux autres m3 tout récemment. Le plus gros de la phase de démolition est maintenant derrière nous. Quelques tonnes de matériaux ont déjà trouvé leur chemin jusqu’à l’intérieur de la maison presque dans le même mouvement, et une prochaine grosse étape approche concernant la partie habitation.

Une pause a lieu entre temps afin de profiter du séjour de proches non loin, à distance respectueuse des circonstances.

La galerie attendra encore de nombreux mois avant de prendre une autre tournure. Et pour pouvoir mener à bien les travaux correspondants, mon stock sera proposé comme contrepartie dans le cadre d’un sociofinancement. Cela a été un soulagement de penser cette piste, il n’est pas tous les jours facile de faire face à la longueur du chantier encore à venir avant de poursuivre sur le bureau et la galerie. Le besoin de réassurance revient périodiquement. Manifester et signer des pétitions apparaît si dérisoire au regard des urgences, du nombre et de la variété des contextes dans lesquels l’intégrité physique et la vie des personnes est en danger.

Heureusement (?), ma mémoire compile des supports pertinents. Des publications de Rest for Resistance, souvent, et plus récemment, plusieurs dérivés de l’article de Deepa Iyer paru l’an passé sont apparues sur mon écran.

Peut-être vous sera-t-il utile à vous aussi.

Plusieurs séries de photographies semblent se construire autour de l’appropriation de mon nouvel environnement quotidien. L’une d’entre elles s’intitulera sûrement Crépuscule du coin de la rue :

Ici, certaines images viennent d’un peu plus loin, en particulier la dernière qui date de l’an passé, il était temps qu’elle sorte du tiroir pour rejoindre la rubrique Noir et ciel.

Prenez soin de vous, à la prochaine !

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