Travaux artistiques d'Ariane Sirota

Retard aoussien

Il était plus de minuit quand je me suis aperçu que j’avais laissé filer lundi. Alors j’ai dormi.

Quelques heures plus tôt pourtant j’avais trouvé le temps de poster mon article mensuel en anglais. Il commence par l’accablement devant les dures nouvelles qui s’amoncellent, de violences policières en déni de justice racistes, de meurtres transphobes en déclaration LGBTphobe qui ne semblent pas plus attirer l’attention de la DILCRA, déjà insensible aux discours islamophobes, entre autres.

Dans ce contexte, je me suis trouvéE à rééprouver concrètement comment les arts sont cruciaux en pareille situation. J’étais abattuE. Et puis nous avons assisté à une soirée Transversale. C’était la première fois que je montais jusqu’aux moulins qui font partie de mon paysage depuis une douzaine d’année. La vue à elle seule vaut le détour pourtant. Et puis il y avait la musique, la bonne bouffe dont au moins une partie était à prix raisonnable, la dégustation de vins dont d’autres ont profité… et les lectures. Je reste marquéE par le dernier extrait choisi par l’autrice, clairement féministe.

C’était aussi l’occasion de rencontres attendues bien que repoussées du fait d’angoisses sociales. Sur l’invitation des éditions E-Fraction, je participerai à la rencontre du 24 août autour de textes de Camille Cornu. Mon premier contact avec son travail est venu avec l’invitation. Les correspondances m’ont troubléE et, de fait, inhibéE.

Le lendemain, nous avons assisté à une soirée du festival de Mourèze. Nous avions pris nos billets assez tôt, ne voulant pas passer une deuxième fois à côté d’une date de Leyla Mc Calla. Sachant que nous ne pourrions assisté à d’autres concerts dans ce cadre, je n’avais pas regardé le reste de la programmation. Pas même du jour dit. Je voudrais juste évoquer la joie qui est montée en moi quand j’ai reconnu la voix de Djazia Satour. Une voix qui m’est familière parce qu’écoutée en boucle des années durant à travers Dhikrayat, album de son ancien groupe : MIG. Le genre d’album qui me rend profondément reconnaissante pour les supports numériques, tellement plus stables que mes vieilles cassettes cassettes à bande magnétique (que je garde précieusement sans plus oser écouter la plupart de peur que le son ne ce soit encore dégradé ou que la bande ne se froisse à force d’écoutes répétées il y a 20-25 ans déjà).

Ces dernières semaines, une vidéo est sortie :

capt

Nouveau témoignage de Chouftouhonna#2 qui me rappelle aussi la joie d’avoir été là.

De nouvelles images agrandissent la galerie à la rubrique Structures :

Prenez soin de vous !

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