Travaux artistiques d'IanE Sirota

Entre excitation et épuisement

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J’ai quitté Tunis il y a une semaine, le cœur gros, épuiséE. Mon court séjour a été intense. On m’avait caché la composition de mon comité d’accueil, et s’il a mis du temps à se montrer, l’angoisse de n’avoir pris aucune information pour me repérer de façon autonome à l’arrivée a été immédiatement oubliée, oblitérée par la joie des retrouvailles anticipées par rapport à ce que j’avais pu m’imaginer.

Et c’était d’autant plus heureux qu’avec pareilles guides, je n’ai pas manqué la fin du vernissage de Dharma Myriam Zéramdini.

Je voulais arriver tôt sur place pour prendre contact avec les lieux et pouvoir accompagner au mieux les participantEs à mon atelier de ce point de vue. Les organisatrices qui m’ont accompagnéE dans la récupération des cartons nécessaires à la conception des squelettes ont montré une telle curiosité pour ceux-ci qu’une ossature a été assemblée avant la soirée d’ouverture. La posture et l’emplacement de notre personnage a été définie dès lors : le poing droit fermé et montrant son biceps en mode « We can do it ! » en position d’accueil des visiteurEs arrivant par le parvis principal. J’étais très heureuSE de ce choix, aussi parce que curieuSE et impatientE de voir un s’épanouir le fruit de l’autre atelier participatif qui s’est déroulé sous nos yeux.

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A compter du moment où les deux ateliers se tenaient en parallèle, je n’ai plus pu profiter pleinement de la programmation de projections, concerts et performances du festival. Ceci parce que je me suis engagéE à documenter l’évolution de la fresque. J’ai fait environ 270 photos du processus entre le 14 à 11h et le 15 à 20h, heure de la cérémonie de clôture.

Photo prise par une des organisatrices pendant la remise des prix

On aperçoit ici que la sculpture réalisée durant le festival n’a pas l’aspect habituel lié au projet Des corps en ces lieux. Puisqu’elle était la seule sculpture édifiée, je tenais à ce qu’on puisse lui donner une portée collective la plus forte possible. Après avoir formé la silhouette avec les journaux, les mots qui sont là, accessibles, mais que nous n’avons pas choisi, les participantes (à cet atelier, mais aussi au-delà) ont été invitées à choisir les mots rendus les plus visibles par des papiers colorés.

J’ai choisi d’apposer sur le biceps bandé « je mène moi-même mes combats ». Je n’ai pris assez de soin de la prise de vue de mon petit mot pour le présenter ici. Nous étions attenduEs ailleurs rapidement, nos soirées étaient bien remplies puisque des DJs faisaient aussi partie des artistes participantEs.

Entre les artistes venuEs de loin avec lesquelLEs je partageais à la table du petit déjeuner à  l’auberge de jeunesse où nous étions logéEs, et les organisatrices et participantEs aux ateliers, ces quelques jours ont été très riches en belles rencontres. Et avec la fin de l’événement, les au revoir et mon retour, j’ai la sensation d’une première fois. Précédemment, après d’autres festivals heureux, je rentrais dépriméE, abattuE que cela soit fini. Cette fois, je me sens autrement légèrE. Je sais que nous resterons en contact, je suis encore chargéE de l’énergie dégagée par l’émulation collective. Je suis impatientE de savoir quelle occasion réunira tout ou partie d’entre nous la prochaine fois. Et je suis prêtE à travailler à rendre ces retrouvailles ou nouvelles rencontres possibles.

12924438_1734710483475356_2777811132741358699_nC’est à tout autre chose que je travaille de retour à mon atelier. Cette semaine, c’est la période d’accrochage pour La récup’ en vitrine à Saint Gervais sur Mare, le vernissage en forme de promenade inaugurale suivie d’un apéritif aura lieu samedi 28 à 18h30. Ce n’est pas le seul événement sur lequel je travaille, outre celui dont j’ai évoqué évasivement les difficultés lors dans mon dernier article. Et je sens bien que je n’ai plus d’énergie pour cela. Reste à voir dans quelles conditions calendaires je pourrai abandonner mes fonctions au sein des Créatrices et Créateurs du Caroux au Canal du Midi.

Il me faut achever quelques pièces pour les Rendez-vous au Jardin du 5 juin, je dois les confier à une collègue avant de partir pour mon prochain festival, le Printemps des Visibilités, à Niort, qui se tient le même week-end. J’y vais en particulier pour un temps de rencontre autour des nouvelles publiées l’automne dernier et les écritures inclusives, cela se passe le vendredi 3 à 19h au Centre Du Guesclin.

Pour espérer un nouveau voyage en Tunisie sans attendre Chouftouhonna#3, j’ai poursuivi ma série Corpays afin qu’elle soit assez nombreuse pour le cadre proposé par les rencontres internationales de la photographie de Ghar El Melh. Jusque là, elle comptait 12 images. Voici la vingtaine de nouvelles venues, une partie de la série n’a pas été présentée à la sélection du fait des préventions figurant à l’appel.

On retrouve les ruffes, le sol au alentours du lac du Salagou et le thuya géant enraciné dans le Morbihan, et s’y ajoutent un eucalyptus lui aussi acclimaté en Bretagne Sud, un platane lillois, un charme et un bouleau helsinkiens. 19 des images ci-dessus proviennent de la même modèle, j’en profite pour la remercier publiquement pour sa participation, d’autant que je me souviens des courbatures que m’avaient valu les séances d’autoportrait nécessaire à la première partie de cette série.

Bonne quinzaine !

 

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